22 mars 2006

Soutien à Jean LASSALLE

« Il m'est devenu insupportable que des hommes seuls, aussi puissants soient-ils, puissent décider du sort de dizaines de familles, de leur vie ou de leur mort, et du devenir de notre territoire déjà en lambeaux. »
Jean Lassalle, député des Pyrénées Atlantiques

Depuis le mardi 7 mars 2006, Jean Lassalle, député des Pyrénées Atlantiques, a entamé une grève de la faim dans l’enceinte de l’Assemblée nationale, salle des Quatre Colonnes, pour protester contre le processus de délocalisation de l’usine du groupe japonais Toyal qui emploie 150 salariés dans la Vallée d’Aspe.

 

Signez la pétition et rejoignez le comité de soutien : www.jean-lassalle.fr

27 février 2006

A propos de l'A24

Déclaration du maire de La Gorgue lors d'une réunion à Lestrem le lundi 23 janvier

Le courage en politique ne consiste pas à brosser dans le sens du pouvoir en place ou de pressions variées mais il consiste à poser avec clarté tous les éléments d'un problème ou d'un sujet afin de le traiter autant que possible dans l'intérêt de toutes les parties en présence.

L'A 24 émane d'une décision gouvernementale qui ressort un projet vieux de 30 ans en vue d'assurer le doublement d'un axe routier Lille Paris via Amiens. Cette décision gouvernementale est soutenue par tous ceux qui considèrent qu'un axe autoroutier amène une dynamique de développement économique. Elle est contestée par tous ceux qui se trouvent sur le tracé et qui seraient individuellement pénalisés directement ou indirectement par cette infrastructure.
En tant que Maire de La Gorgue voici mes positions dans ce débat. L'A 24 pose indirectement la question de la politique nationale des transports.  Or à La Gorgue et dans la vallée de la Lys nous sommes victimes de l'incohérence de décisions nationales successives…

Prenons trois exemple :
Premier exemple : la voie d'eau. Pendant des années la politique nationale a subventionné la destruction de péniches et la reconversion du transport fluvial. Or bon nombre d'entreprises en activité de long de la Lys entre Armentières et Merville peuvent être ravitaillée en matières premières et écouler leur production par voie fluviale. Ce type de transport diminuerait considérablement le nombre de camions en circulation. Il faudrait pour cela mettre la Lys au gabarit de 750 tonnes entre Armentières et Merville. Cette opération passe par la destruction de l'écluse de Bac Saint Maur, le renforcement des berges, etc. Bref sans ambition nationale une telle opération ne peut être envisagée. Pour La Gorgue et la Vallée de la Lys, ce serait une première solution de désenclavement

Deuxième exemple : la voie ferrée. Tant pour le fret que pour le trafic des voyageurs une ligne Armentières Merville efficace et fonctionnelle permettrait de réduire le flux de camions et de véhicules liées aux mouvements pendulaires professionnels ou ménagers. Le problème c'est qu'actuellement toute perspective d'amplification des trafics est limitée par le fait que la voie entre Armentières et Merville est une voie unique ! Par ailleurs RFF et SNCF ont revendu il y a quelques années les terrains et les gares qui se trouvaient aux abords. La réflexion sur la voie ferrée à La Gorgue amène aussi au constat qu'en même tems que le contournement routier on aurait pu concevoir le contournement ferroviaire de la commune avec doublement de la voie pour éviter les 14 passages à niveaux actuels sur notre territoire et amener une qualité de vie plus grande pour les habitants. Le problème soulevé est le celui de la capacité à œuvrer de manière globale dans le domaine des transports. Pour une départementale, par exemple, le Conseil général fait un excellent travail mais RFF et SNCF raisonne de leurs côtés avec des logiques spécifiques et des procédures différentes…Bref la voie ferrée constitue bien une autre piste à creuser pour désenclaver notre secteur et désengorger l'entrée de Lille.

Troisième suggestion : l'amélioration des axes routiers actuels. Le désenclavement de la vallée de la Lys passe par une liaison contournement de La Gorgue - A25 et par une liaison Béthune Lestrem, actuellement programmée par le Conseil général du Pas de Calais avec la participation de la communauté de communes Flandre Lys. Voilà une dernière piste d'amélioration immédiate des moyens de transports dans notre secteur.

L'A 24 ne répond à aucune de ces trois perspectives de désenclavement… En conséquence je rejoins le camp du NON à l'A 24 en profitant du débat suscité pour poser des questions fondamentales sur les choix politiques à venir en matière de politique de transports. Le gouvernement qui a décidé la mise en œuvre de ce projet doit donc avoir le courage de la retirer sinon il faut attendre qu'un autre gouvernement revienne sur cette décision. En conséquence, il faut saisir dès maintenant tous les candidats aux présidentielles et aux législatives de leurs choix en matière de politique nationale de transports pour que les électeurs tranchent par les urnes la solution à adopter. A l'échelle régionale et départementale, le débat sur l'A 24 permet de soulever un certain nombre de problèmes. Les réponses à ces problèmes doivent être animées d'une volonté de mieux être de chacun et d'accompagnement de la dynamique des entreprises dans une vallée de la Lys tournée vers l'avenir plutôt que vers le passé.

Christian DEFEBVRE
Maire de La Gorgue

24 février 2006

Mise à 2x2 voies de la RN42

Dans un communiqué de presse, Dominique HALLYNCK fait part de sa déception à la lecture de la réponse qu'il a reçu ce 24 février de monsieur le Préfet du Nord. Celui-ci écrit en effet : "le plan de financement des travaux d'aménagement sera établi par le Conseil Général le moment venu et l'Etat n'y sera plus partie prenante".

Dominique HALLYNCK indique ainsi que les craintes qu'il avait pu exprimer suite au transfert des routes nationales au département sont confirmées et ceci aboutit au désengagement de l'Etat sur ce projet alors qu'il aurait dû être réalisé depuis plusieurs années pour ne pas dire plusieurs dizaines d'années.

Il regrette également que le Conseil Général du Nord ait eu une position de rejet global sur le projet de transfert des routes nationales, position de principe qui n'a pas permis une négociation particulière pour la RN42 (voir son intervention en séance plénière http://www.hallynck.net/Interventions_fichiers/20050321-2...).

Tout ceci aboutit une situation absurde qui voit une RN42 nationale dans le Pas-de-Calais et départementale dans le Nord !